Patrimoine et Mémoire de Bousbecque

Lieux-dits, Bois

Le Crumès, les Oblaers en point le plus élevé, le Mylsteen (pierre millière) du nom sans doute d'une borne de distance, le Goedtenbergen (la bonne montagne), le Wayenburels (château du vent), l'Osterlingue (l'Oriental) et la ferme de Berckhosstète (ferme du bouleau), le Loo Baloc, le Marcolf, le Mauvais Pré, le Nieumersch, le Paradis, nom par lequel on désigne souvent l'emplacement d'un ancien cimetière franc ou romain et le four à carreaux où se fabriquaient aux 16ème siècle d'admirables carreaux si abondants dans notre contrée, et la Blandrisse.

Certains chemins ont des noms particuliers, celui allant de Bousbecque à Linselles est désigné sous le nom de << Peperstret >> (rue du poivre ou des épices), celui de Crumès porte le nom de Clitstraete (rue à la terre glaise).

Les hameaux et les fiefs de la commune sont nombreux :

  • Hameau des Oblards = Fief de Gruteghem,
  • Hameau du Crumesse = Fief du Belcamp,
  • Hameau des Bois = Fief de Piernes et fief des Wattines.

On y trouve aussi des fiefs correspondant à certains secteurs :

  • Fief de l'Epasses Saint-Pierre = rue Saint Joseph, rue de Wervicq,
  • Fief du Rume = centre ville,
  • Fief des Allengheries = rue de Linselles, ferme du gros chêne.

ville
Hommage de Rume. Fiefs situés à Bousbecque.

Les Allengries, à Bousbecque fief tenu de Rume ou Bousbecque. La seigneurie des Allengries appartenait en 1389 à Bettrémieux de La Barre. En 1447 à Georges de La Barre, fils de Bettrémieux, en 1458 à Bertrand de La Barre, en 1592 à François Penel, écuyer, seigneur de La Barre, qui l'avait héritée de Léon, son frère.
Le 22 juin 1778, Louis-Joseph Le Couvreur, écuyer, seigneur d'Havry, donnait procuration pour relever ce fief au nom de sa femme N. Aronio, à qui il était par succession de messire Jean-François-Marie-Aronio, chevalier, seigneur de Rombaly, père de ladite dame. Le Bois, à Bousbecque, tenu de la seigneurie de Peruwez à Halluin. A messire Charles de Ydeghem, seigneur de Wieze, crée baron de Bousbecque, en 1600.

Gruteghem, à Bousbecque, fief et seigneurie tenu de Comines, comprenant, en 1603, 2 bonniers d'héritage avec un lieu manoir, 4 razières, un havot de blé et 8 chapons de rentes seigneuriales sur 4 bonniers et une dîme sur trois bonniers onze cents consistant dans les deux tiers de la onzième gerbe à l'encontre du curé de Bousbecque. Au siècle dernier, Julian Le Maire, tuteur légitime de ses enfants, héritiers de demoiselle Jeanne-Ursule Castelain, leur mère, décédée le 22 octobre 1737, fit le rapport de ce fief à S.A.R. Philippe d'Orléans, seigneur de la terre de Comines.

Gruteghem, à Bousbecque. L'Abbiette de Lille possédait à Bousbecque une seigneurie de ce nom. Le 3 mars 1666, la religieuse commise à la recette de cette seigneurie, donnait récépissé du dénombrement que Guillaume de Vendeville lui avait servi pour héritages mouvants dudit fief.
La seigneurie de Gruteghem avait été donnée vers 1278 aux dames de l'Abbiette par Béatrix de Novirelle, qui la tenait de la comtesse Marguerite : celle-ci l'avait acquise autrefois d'Adam de Bousbecque et de Clarisse, sa femme (ADN, cartulaire de l'Abbiette). Les Masures, à Bousbecque, fief tenu d'Halluin. Acquis en 1508 par Jean Ruffaut, crée chevalier vers 1520. Antoinette Ruffaut, sa petite-fille, qui, en 1588, fut, par faveur spéciale du Conseil privé, exemptée du droit de nouvel acquêt ; bien que l'acquisition fût antérieure à la noblesse de l'acquéreur. Le fief des Masures appartint ensuite aux seigneurs d'Halluin et fut acheté du prince de Chimay, Philippe de Croix, en 1645, par Rémacle Tronzon. Floris Tronzon en fit rapport le 19 mai 1655.
Steenhuuse, à Bousbecque, fief et seigneurie écliché du fief d'Halluin, en vertu de lettres patentes de 1645, à tenir en justice de vicomte et à 10 livres de relief. A Rémacle Tronzon, par achat de messire Philippe de Croy, prince du Saint-Empire et de Chimay en 1645.

hameau
Le hameau du Bois, vers 1916.